Le blog de mes passions



Les Motards…

Sans doute, ce sujet peut sembler léger et futile, cependant, je vais simplement tâcher de vous faire partager mes réflexions sur ce moyen de transport, et de vous exposer les rapports humains qui l’entourent, tels que je les ressens.

Si effectivement, la pratique du deux-roues motorisé ne semble pas d’un intérêt capital à l’humaniste philosophe, il n’en demeure pas moins qu’elle s’exerce avec des codes qui ne peuvent qu’attirer l’ attention. Oserais-je même exprimer que, pour votre serviteur, motard depuis près d’un quart de siècle, c’est au sein de ce groupe, pour ne pas parler de communauté, que j’ai découvert la fraternité, ce qui plus tard, sans doute, aura contribué à 

Façonner l’homme que je suis aujourd’hui. 

Certes, je n’ai pas la prétention de comparer « les motards » avec un groupe culturel, cependant, l’observateur attentif ne manquera pas de remarquer une expression fraternelle qui s’en rapproche plus qu’il n’y paraît. 

La démarche : 

Avant d’être motard, un individu intéressé  par ce que l’on peut considérer comme une pratique ludique, voit son attrait motivé par diverses raisons :  -L’attirance vers un moyen de transport pratique permettant d’échapper au flot oppressant de la circulation automobile. 

-L’aspiration à s’affranchir de la masse, à se libérer de l’uniformisation, à se marginaliser légèrement de la grisaille sociétale.  -Le désir de lier le moyen de transport à des sensations agréables, de vibration et de vélocité. 

-La passion pour l’objet « MOTO » et l’envie de pratiquer un sport vers lequel on est attiré, comme l’avion, le bateau ou autre. 

Rarement l’on en vient à cette pratique par aspiration à la fraternité. Souvent, l’on devient motard pour faire comme un parent ou des amis…     

La pratique : 

Une fois en contact avec ce moyen de transport,  ce qui peut se faire comme simple passager, l’on est très vite mis en contact avec les autres motards, et il faut bien reconnaître qu’il règne dans ce milieu ce qu’il faut bien qualifier de tradition fraternelle. 

Ce type de rapports « compagnonniques » vise à intégrer l’adepte de la motocyclette au sein du groupe, où avec des codes particuliers, le motard aspire à être reconnu comme tel par ses congénères. 

-Les codes : c’est, comme dans toutes confréries, un jargon et des termes techniques inconnus des « profanes », permettant de se reconnaître lorsque la machine est restée au garage. 

Mais, c’est aussi le salut que s’échangent les motards qui se croisent sur la route, ainsi que toute une gestuelle accompagnant la conversation entre motards. 

Il n’est certainement pas de mon propos d’ériger la famille des motards au rang d’une société initiatique, cependant, force est de constater qu’il existe en son sein, fùt-ce à l’état embryonnaire, le ferment d’une fraternité qui s’en rapproche, telle que celle qui unissait MERMOZ, GUILLOMET et ST EXUPERY. 

En effet, le parcourt du motard se fait par étapes et ce sont ces étapes, vécues par tous, qui rassemblent par un vécu commun les uns et les autres, comme autant de voyages sur le « tour de France » des motocyclistes. 

Certes, pendant de longues années la pratique de la moto était l’apanage de marginaux en rupture de ban, mais le progrès technique permit, au début des années 70, la vulgarisation de cette pratique. Si dans les années 50 une bonne connaissance mécanique et l’amour du cambouis étaient indissociables du milieu motard, les machines devinrent par la suite plus faciles et plus fiables (en principe) et donc plus accessibles aux simples passionnés. 

Dès lors, il suffit à l’intéressé d’acquérir une monture et de l’enfourcher, ce qui ne change pas grand chose à l’individu, du moins jusqu’à qu’il rencontre d’autres motards. A ce moment là le contact s’établi et les rapports entre les individus deviennent d’une toute autre nature. Apparaît alors l’expression d’une réelle solidarité. Combien de fois un nouveau motard arrêté au bord d’une route sera secouru par un coreligionnaire de passage, et l’auto-stoppeur muni d’un casque sous le bras deviendra rapidement un moto-stoppeur et sera vite rendu à destination. 

Tout ceci, il est vrai, se rencontre dans un certain nombres de groupes sociaux, toutefois il y a une particularité dans ce monde là:  c’est la pratique de la mauvaise fois cordiale, qui est à mon sens, une particularité des adeptes des deux roues à moteur : C’est à dire l’affrontement permanent avec les autres sur les performances, tant du pilote que de la machine, forcément inférieures à celle du modèle que l’on possède et à soi même. Ainsi de mémorables joutes verbales, dignes des anciens polémistes, égayent les soirées… Cependant, pour celui qui serait dans la peine il devient le héros vénéré de tous les autres (pannes, accident, vol etc…), chacun prêt à voler au secours de son « frère ». Car ce conflit rituel sert d’exutoire aux instincts belliqueux et au-delà, ne subsiste que la fraternité, comme cela se pratique entre moines tibétains, sorte de « Moto-culture » philosophique. 

C’est bien ce sentiment de fraternité qui est intéressant, combien de fois des gens que tout oppose sont devenus les meilleurs amis du monde, liés par la seule pratique de la moto. Il s’est même vu que des ennemis aient pu se rencontrer et fraterniser en se retrouvant dans un bistro, la bécane sur le trottoir. L’expérience est là, la moto est à même de rassembler parfois ce qui est épars. 

Certes les motards ne sont détenteurs d’aucun monopole vertueux, et il est en effet déplorable de constater que le nazillon Jorge HIDER, accueille à bras ouvert les possesseurs d’Harley-Davidson pour leur rencontre annuelle dans son fief Autrichien. C’est en effet un monde où les sots sont nombreux, sans parler des « chauffards » mais comme ailleurs, ni plus ni moins. 

Sans doute dans d’autres communautés de passionnés l’on rencontrera les mêmes caractéristiques, toutefois la moto, par sa facilité d’accession, permet, bien plus qu’ailleurs de mettre en rapport des gens de divers horizons, nivaux sociaux, culturels ou religieux. 

En conclusion, j’oserais  prétendre, que ce sentiment communautaire est un terreau  fertile à l’émergence de cette fraternité humaine, qui entre autres choses, m’a conduit à rechercher toujours plus de fraternité.  A+RV80G/S 


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