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Les Motards…

Sans doute, ce sujet peut sembler léger et futile, cependant, je vais simplement tâcher de vous faire partager mes réflexions sur ce moyen de transport, et de vous exposer les rapports humains qui l’entourent, tels que je les ressens.

Si effectivement, la pratique du deux-roues motorisé ne semble pas d’un intérêt capital à l’humaniste philosophe, il n’en demeure pas moins qu’elle s’exerce avec des codes qui ne peuvent qu’attirer l’ attention. Oserais-je même exprimer que, pour votre serviteur, motard depuis près d’un quart de siècle, c’est au sein de ce groupe, pour ne pas parler de communauté, que j’ai découvert la fraternité, ce qui plus tard, sans doute, aura contribué à 

Façonner l’homme que je suis aujourd’hui. 

Certes, je n’ai pas la prétention de comparer « les motards » avec un groupe culturel, cependant, l’observateur attentif ne manquera pas de remarquer une expression fraternelle qui s’en rapproche plus qu’il n’y paraît. 

La démarche : 

Avant d’être motard, un individu intéressé  par ce que l’on peut considérer comme une pratique ludique, voit son attrait motivé par diverses raisons :  -L’attirance vers un moyen de transport pratique permettant d’échapper au flot oppressant de la circulation automobile. 

-L’aspiration à s’affranchir de la masse, à se libérer de l’uniformisation, à se marginaliser légèrement de la grisaille sociétale.  -Le désir de lier le moyen de transport à des sensations agréables, de vibration et de vélocité. 

-La passion pour l’objet « MOTO » et l’envie de pratiquer un sport vers lequel on est attiré, comme l’avion, le bateau ou autre. 

Rarement l’on en vient à cette pratique par aspiration à la fraternité. Souvent, l’on devient motard pour faire comme un parent ou des amis…     

La pratique : 

Une fois en contact avec ce moyen de transport,  ce qui peut se faire comme simple passager, l’on est très vite mis en contact avec les autres motards, et il faut bien reconnaître qu’il règne dans ce milieu ce qu’il faut bien qualifier de tradition fraternelle. 

Ce type de rapports « compagnonniques » vise à intégrer l’adepte de la motocyclette au sein du groupe, où avec des codes particuliers, le motard aspire à être reconnu comme tel par ses congénères. 

-Les codes : c’est, comme dans toutes confréries, un jargon et des termes techniques inconnus des « profanes », permettant de se reconnaître lorsque la machine est restée au garage. 

Mais, c’est aussi le salut que s’échangent les motards qui se croisent sur la route, ainsi que toute une gestuelle accompagnant la conversation entre motards. 

Il n’est certainement pas de mon propos d’ériger la famille des motards au rang d’une société initiatique, cependant, force est de constater qu’il existe en son sein, fùt-ce à l’état embryonnaire, le ferment d’une fraternité qui s’en rapproche, telle que celle qui unissait MERMOZ, GUILLOMET et ST EXUPERY. 

En effet, le parcourt du motard se fait par étapes et ce sont ces étapes, vécues par tous, qui rassemblent par un vécu commun les uns et les autres, comme autant de voyages sur le « tour de France » des motocyclistes. 

Certes, pendant de longues années la pratique de la moto était l’apanage de marginaux en rupture de ban, mais le progrès technique permit, au début des années 70, la vulgarisation de cette pratique. Si dans les années 50 une bonne connaissance mécanique et l’amour du cambouis étaient indissociables du milieu motard, les machines devinrent par la suite plus faciles et plus fiables (en principe) et donc plus accessibles aux simples passionnés. 

Dès lors, il suffit à l’intéressé d’acquérir une monture et de l’enfourcher, ce qui ne change pas grand chose à l’individu, du moins jusqu’à qu’il rencontre d’autres motards. A ce moment là le contact s’établi et les rapports entre les individus deviennent d’une toute autre nature. Apparaît alors l’expression d’une réelle solidarité. Combien de fois un nouveau motard arrêté au bord d’une route sera secouru par un coreligionnaire de passage, et l’auto-stoppeur muni d’un casque sous le bras deviendra rapidement un moto-stoppeur et sera vite rendu à destination. 

Tout ceci, il est vrai, se rencontre dans un certain nombres de groupes sociaux, toutefois il y a une particularité dans ce monde là:  c’est la pratique de la mauvaise fois cordiale, qui est à mon sens, une particularité des adeptes des deux roues à moteur : C’est à dire l’affrontement permanent avec les autres sur les performances, tant du pilote que de la machine, forcément inférieures à celle du modèle que l’on possède et à soi même. Ainsi de mémorables joutes verbales, dignes des anciens polémistes, égayent les soirées… Cependant, pour celui qui serait dans la peine il devient le héros vénéré de tous les autres (pannes, accident, vol etc…), chacun prêt à voler au secours de son « frère ». Car ce conflit rituel sert d’exutoire aux instincts belliqueux et au-delà, ne subsiste que la fraternité, comme cela se pratique entre moines tibétains, sorte de « Moto-culture » philosophique. 

C’est bien ce sentiment de fraternité qui est intéressant, combien de fois des gens que tout oppose sont devenus les meilleurs amis du monde, liés par la seule pratique de la moto. Il s’est même vu que des ennemis aient pu se rencontrer et fraterniser en se retrouvant dans un bistro, la bécane sur le trottoir. L’expérience est là, la moto est à même de rassembler parfois ce qui est épars. 

Certes les motards ne sont détenteurs d’aucun monopole vertueux, et il est en effet déplorable de constater que le nazillon Jorge HIDER, accueille à bras ouvert les possesseurs d’Harley-Davidson pour leur rencontre annuelle dans son fief Autrichien. C’est en effet un monde où les sots sont nombreux, sans parler des « chauffards » mais comme ailleurs, ni plus ni moins. 

Sans doute dans d’autres communautés de passionnés l’on rencontrera les mêmes caractéristiques, toutefois la moto, par sa facilité d’accession, permet, bien plus qu’ailleurs de mettre en rapport des gens de divers horizons, nivaux sociaux, culturels ou religieux. 

En conclusion, j’oserais  prétendre, que ce sentiment communautaire est un terreau  fertile à l’émergence de cette fraternité humaine, qui entre autres choses, m’a conduit à rechercher toujours plus de fraternité.  A+RV80G/S 


La Grande Guerre:

En cette fin de siècle et fin de millénaire un regard général est à poser sur l’histoire de l’humanité. Tout au long de son déroulement nous avons comme principaux points de repaire, les conflits jalonnant, comme autant d’étapes de la présence humaine sur la planète. Le XXème siècle restera comme celui des grands bouleversements, technologiques et politiques accompagnés d’une nouvelle conception de la guerre, premier domaine où est apparu la mondialisation. 

La première guerre mondiale, appelée aussi la der des ders, mais surtout la grande guerre aura à ce titre amené l’industrialisation des conflits et l’érection de la guerre en instrument politique déterminant des évolutions sociétales. L’Europe du début du siècle, dirigée par de vielles dynasties sclérosées et décadentes est en train de se voir recomposée, en effets la révolution industrielle a  apporté un essor sans précédent sur le vieux continent, le commerce colonial a permis un grand transfert des richesses d’outre mer vers la métropole, permettant l’émergence de la classe bourgeoise au détriment de la noblesse régnante, le pouvoir financier des industriels supplante celui des divers pouvoirs politiques. Parallèlement les peuples ont évoluées par de nouveaux concepts existentiels, visant à l’émancipation de la classe ouvrière. Face à cette nouvelle ère les dynasties régnantes ne peuvent s’appuyer que sur la religion dont toutefois l’autorité s’amenuise et sur le nationalisme et ses sentiments xénophobes. 

Depuis la fin de la guerre Franco-Prussienne de 1870, le contentieux Alsacien-Lorrain n’a fait que s’exacerber, même le paysan d’Aurillac à la haine du boche, et outre Rhin la haine du cochon de Français prospère, tout naturellement se créé deux blocs antagonistes, les forces centrales autour de l’Autriche-Hongrie et les forces de l’alliance autour de la France. Il n’y faut au final y voir qu’une expression de concurrence commerciale entre puissances coloniales se disputant des marchés. Le climat de pré-Guerre n’a jamais cessé depuis l’aventure Napoléonienne, et ce n’est certes pas le  Keiser qui hésitera à déplaire à sa grand-Mère, la reine Victoria, les industriels ont développé le juteux marché de l’armement, la propagande montre des alsaciennes nostalgiques de la mère patrie. 

Tout cet état de chose impose de révolutionner la société européenne dont le peuple est en ébullition et dont le marché économique se sature. La guerre a toujours représenté une bonne solution pour faire table rase, détruire et reconstruire en une expansion retrouvée, de plus grâce à une propagande savamment entretenue des millions d’européens s’apprêtent à en découdre, ils seront servis. 

Quand l’on explique la genèse de la guerre 14-18, on évoque toujours l’attenta de Sarajevo comme ayant été le détonateur, pourtant le peu de rapport entre l’archiduc d’Autriche et le conflit n’est pas évident, il a suffit à l’Allemagne de s’en saisir pour déclarer la guerre et, sans même chercher de voie diplomatique, le peuple européen s’est lancé d’un coup dans l’entreprise la plus meurtrière de son histoire, dans une seule logique d’auto-prédation de l’espèce humaine. Seul JAURES et quelques penseurs chercherons à faire raison garder, mais l’on a su les faire taire, même le syndicaliste JOUAUX  apôtre de l’internationale socialiste se convertira, et la classe ouvrière avec lui, à l’union sacrée. 

Nous sommes en août 1914, les jeunes gens d’Europe sont appelés à s’entre assassiner au nom du devoir, pour une Guerre d’à peine quelques semaines, histoire de corriger l’adversaire. Ainsi et pendant quatre ans toute une génération va être sacrifiée au nom du changement de société.  En septembre, sûrs de leurs succès les uns se lancent à l’assaut des autres, les Français voulant reconquérir très rapidement les provinces perdues de 1870 piétinent devant Mulhouse, les Allemands foncent nach Paris par la Belgique et bousculent les Anglais, ils parviennent à moins de 50 kilomètres de Paris, Joffre contre-attaque sur le flan allemands et retour en arrière, la bataille de marne est terminée, avec près de 500000  morts, et l’on en retient habituellement que l’anecdotique épisode des taxis. Tout le monde essaye de contourner l’adversaire et finalement l’on entre dans une guerre de position, abattoir désorganisé de millions d’européens.  Début 1915 offensive Française en Champagne. Avec l’entrée de la Turquie au coté des puissances centrales, ouverture du front des Dardanelles, puis entrée de l’Italie et de la Bulgarie dans le conflit, l’Europe n’est plus qu’un immense champ de bataille où l’arrière ne fait que préparer la boucherie du Front. En 1916 c’est la bataille de Verdun puis celle de la Somme. En France puis à l’Est et sur les mers s’installe  une guerre totale sans issue diplomatique possible, cela malgré les tentatives avortées des conférences de l’internationale socialiste. 

En 1917, les peuples européens commencent à douter de l’intérêt de cette guerre dont ont prétend qu’elle sera la dernière, déjà à l’époque aucune famille n’est épargnée de la perte de proches, à l’Est le peuple russe se  soulève contre la féodalité tsariste, le grand frère américain rentre dans le conflit, sans doute attiré par la manne de la reconstruction et de futurs clients pour le coca en Europe.  Au printemps c’est l’offensive Nivelle avec de sporadiques tentatives d’enfoncement du front où nos pauvres poilus pourront  se faire une idée de l’enfer auquel ils sont promis: le froid, la  boue, la faim, l’odeur permanente des cadavres des copains pourrissant accrochés aux barbelés du no man’s land. La discipline est tyrannique et absurde, avec ordre aux officiers de tirer sur tout homme qui recule.  Nivelle leur a dit  “ il faut y aller ” et ils y vont dans des conditions atroces. L’attaque échoue. Au lieu de s’en tenir là, Nivelle va relancer l’assaut. Ce sera la bataille de Craonne. C’est un cauchemar, c’est dans ces conditions que ces hommes, loin d’être déserteurs, puisqu’ils appartenaient à des régiments d’élite, se révoltent et par un phénomène  de contagion disent “ Y’en à marre ” et lancent une sorte de grève. Ils ne refusent pas de combattre, mais n’acceptent plus les conditions dans lesquelles ils le font. Il n’y a plus de permission, mais surtout, ce qui les révolte, c’est cette débauche de  sacrifices humains qui devient intolérable. Ils étaient épuisés, écœurés, dégoûtés parce qu’on les avait transformés en chair à canon,  jusqu’a  cet épisode du chemin des Dames, la guerre à été marquée par un mépris incroyable de la vie humaine, à chaque tentative de mouvement ce sont des dizaines et des dizaines de morts. 

Mais laissons la parole aux  auteurs anonymes de la chanson de craonne en citant quelques-uns un de ses vers:           « C’est malheureux de voir sur les grands boulevards          Tous ces gros qui font la foire.           Si pour eux la vie est rose 

         Pour nous c’est pas  la même chose.           Au lieu de s’cacher tous ces embusqués          F’raient mieux d’monter aux tranchés           Pour défendre leurs biens, car nous n’avons rien, 

         Nous autres pauvres purotins.           Tous les camarades sont enterrés là          Pour défendre les bien de ces messieurs là           Ceux qu’ont l’pognon ceux là reviendront 

         Car c’est pour eux qu’on crève           Mais c’est fini car les troufions vont tous se mettre en grève          Ce s’ra vot tour, messieurs les gros,           De monter sur l’plateau: 

         Car si voulez la guerre           Payez-la de votre peau.          Adieu la vie adieu l’amour adieu toutes les femmes 

         C’est bien fini, c’est pour toujours de cette guerre infâme,           C’est à Craonne, sur le plateau, qu’on doit laisser sa peau:          Car nous sommes tous condamnés,          Nous sommes les sacrifiés » Pétain nommé commandant en chef, calmera la mutinerie certes par la répression: sur 3500 hommes passés en conseil de guerre 550 seront condamnés à mort et une cinquantaine, fusillés. Mais surtout il apportera une amélioration des conditions de vie des soldats: permission et relève plus fréquentes, rations augmentées et agrémentés de la prescription du docteur Pinard, le vin. 

En 1918, l’armée RUSSE étant dissoute, suite à la révolution, sur le front de l’Est, l’état major ALLEMAND sait qu’il faut agir vite avant que les Américains et surtout leur matériel soit à pied d’œuvre: chars d’assaut et avions de combat notamment. Du coté allemand les troupes et le peuple sont las de cette guerre, il faut agir de manière décisive, en mars le front britannique est enfoncé, les mois suivant les Allemands percent de nouveau en Flandre et en champagne, retour aux portes de Paris qu’il bombarde avec des canons à longue portée, en juillet Foch coordonne la seconde Bataille de la Marne, quatre après l’on en est au même point qu’en septembre 1914, mais avec plusieurs millions de morts. L’offensif allié se développe ensuite sur tout le front Ouest. Les alliés se mettent en mouvement aidés en cela par l’apport des armes nouvelles, face à l’apport de troupe supplémentaires américaines, les Allemands sont épuisés et dépassés techniquement, malgré qu’ils aient approché la victoire, ils n’ont plus de réserves face à une offensive généralisée. Dès le mois d’août les forces centrales marchent vers la défaite, situation s’accentuant en septembre, et octobre.  Les alliés de l’Allemagne demandent l’armistice. Tant sur le plan intérieur qu’extérieur l’Allemagne est exsangue, les Haasbourg ont abdiqué, dès fin septembre Ludendorff  a demandé au Kaiser de proposer un armistice. Les conditions des alliés sont draconiennes et il faudra attendre le 11 novembre pour que l’Armistice que nous commémorons tous les ans soit finalement signé, et attendre  1920 pour que le traité de Versailles qui en humiliant les Allemands préparera déjà le terrain pour la montée du nationalisme et son délire nazi, ce qui ne pouvait avoir pour conséquence que la seconde Guerre mondiale, mais c’est une autre histoire. 

Prés de 10 millions de morts, 30 millions de blessés, dont 8 millions d’infirmes, tout cela sans compter les millions de traumatisés, les orphelins, les familles brisés, les parents en deuil, c’est toute une génération que l’on a assassinée, et tout cela pourquoi? En effet si pendant des dizaines d’années l’on a parlé que de l’héroïsme des combattants, tout cela à servi à quoi? vingt après l’on entrait de nouveau dans la guerre… 

Il n’est pas satisfaisant de ne pas trouver de réponses cohérentes à ces questions, qui en amènent d’autres: -Pourquoi, devant une telle boucherie, si peu d’hommes se sont révoltés, pourquoi les enfants, petits frères ou neveu des « morts au champ d’honneur » sont-ils repartis si peu de temps après pour l’horreur? 

Sans doute il a manqué des valeurs essentielles de notre devise  Liberté-Egalité-Fraternité. Maintenant nous devrions réfléchir, dans cette période de bouleversement, au respect humain, aux droits de l’homme. Chaque année le onze novembre est la journée du souvenir d’une victoire, mais la victoire n’a fait que conclure cette Grande guerre dont tous les Européens ont été les victimes. Ne parlons plus de cette gloire de moutons montant héroïquement à l’abattoir, mais sans relâche essayons de convaincre qu’il ne suffit pas de remercier tous les ans nos pauvres aînés, il serait sans doute plus convenable, qu’une fois pour toutes on leur demande pardon.  Car c’est en méprisant leurs droits que l’on a put faire de ces hommes des victimes du devoir. Hervé-Noël STAAL, 1999.    


DEMISSION DU PARTI SOCIALISTE OCTOBRE 2000

                                                                                                                                                                                              ST PALAIS, le 15/10/2000 

                                                                                                                                                                                                 PARTI SOCIALISTE     

                                                                                                                                                                                                10, rue de Solférino                                                                                                                                                                                                  75000 PARIS 

A l’attention des camarades:  François HOLLANDE, 1er secrétaire 

Lionnel JOSPIN, 1er ministre  Alain SAUTEREAU, secrétaire de la section de ST ANDRE  DE CUBZAC 

Henri EMMANUELLI, par respect du militant. 

Mes chers camarades, 

Militant depuis Mars 1986, je me trouve aujourd’hui, et après une longue réflexion, à vous faire part par la présente de mon désir de ne plus désormais appartenir au PS. 

S’il est vrai que, pendant plus de dix ans, j’ai trouvé au sein du parti l’épanouïssement de mes idées politiques, ce n’est malheureusement plus le cas aujourd’hui. Notre parti confronté à l’exercice du pouvoir s’est peu à peu éloigné de cette idéologie, bientôt bicentenaire, et que l’on voudrait nous faire croire obsolète, à savoir le socialisme. Cette grande idée qui, lorsqu’elle est assortie de tolérance s’appelle Humanisme, cet espoir donné à tous les opprimés de la planète, de bâtir enfin un monde meilleur, avec comme seule religion les droits de l’homme,  où l’on vivrait concrètement ce que  nous nous sommes résignés à ne considérer que comme un ornement de façade d’édifice public, et qui est pourtant notre devise: Liberté, égalité, fraternité

A l’aube de ces années 2000, nous sommes devenus les complices résignés de la mondialisation, tueuse de cohésion sociale. Nous avons baissé  les bras sur le chantier de l’internationale socialiste (bien que mentionnée sur ma carte…), et laissons s’instaurer l’internationale capitaliste. J’ai pour ma part considéré longtemps qu’un parti de gouvernement devait avoir à coeur l’intérêt commun, mais la vie sur le terrain démontre qu’il ne s’agit là que de chèvre-et-chouisme, créateur d’individualisme et destructeur de solidarité. L’on ne  peut  concilier profits de quelques uns et progrès social du plus grand nombre. 

Notre parti s’est rallié à l’union sacrée de la grande guerre économique, s’intéressant plus à la conservation du pouvoir qu’à réellement changer la vie ici et maintenant

L’Europe de MAASTRICHT n’est qu’une machine de guerre au service des fonds de pensions, et je regrette de l’avoir voté, n’y voyant, à l’époque qu’un espoir de Fraternité Européenne et non l’instrument de nivellement par le bas des avancées sociales, fondements de mon engagement personnel. 

J’observe notre camarade Martine AUBRY, avec son usine à gaz des 35 heures- loi qui n’aura d’autres effets que de contribuer à la déréglementation  du code du travail- qui collabore à la nouvelle constitution sociale du MEDEF,  avec nos  camarades de la CFDT  (même si aujourd’hui elle recule pour ne pas déplaire à la fédération PS du nord, dans la perspective de la mairie de Lille).  Je voie l’auto-satisfaction de notre camarade Lionnel JOSPIN, balayant d’un « cela ne m’intéresse pas! », une question de journaliste. ainsi je me sens étranger à mon propre parti, qui aujourd’hui préfère un Denis KESSLER à l’exemple de JAURES. 

Mes chers camarades, pendant ce temps la nation se meurt dans sa substance, à savoir dans sa jeunesse. Comment accepter que nous ne soyons aujourd’hui capable d’offrir à la jeunesse de notre pays que précarité et asservissement à la néo-féodalité patronale. A 25/30 ans les jeunes ont besoin que l’on s’intéresse à eux. Vous rendez-vous compte que ces millions de jeunes, à l’age où ils devraient fonder famille, ne font que subir au lieu de bâtir la France de demain ? De résignés  aujourd’hui, demain ils pourraient très bien être en colère, et se rassembler dans de mauvaises maisons qui savent, elles et depuis longtemps, leur tendre la main. L’on se reproduit mal en captivité et vous préparez un Baby-Flop, version  soft de crime contre l’humanité. 

Voilà ou j’en suis aujourd’hui, et quand, de plus, je constate la mode au « tous pourris », le taux grandissant d’abstention, et que les médias taisent tout ce qui sort de la pensée unique, j’ai beaucoup de tristesse. Alors je me souviens de ces mots dits il y a longtemps par François  MITTERRAND:  « La rupture, la rupture avec  la société capitaliste, sans la vouloir l’on ne saurait être militant socialiste! » 

Beaucoup de mes anciens camarades ont déjà quitté la maison Socialiste  en ne prenant plus leur carte, moi je préfère agir  et m’expliquer, car je n’oublie pas l’espoir qui à été le mien parmi vous, mais qui est aujourd’hui déçu, les larmes de joies du 10 Mai 1981 ont bien séché. 

Je vous supplie, mes chers camarades de revenir à nos racines idéologiques, car le progrès social comme la laïcité ne seront jamais archaïques,  et trop l’oublier revient à capituler face au retour de la lutte des classes. Souvenez-vous des mots de CHURCHILL après les accords de MUNICH de 1938 : « Vous aviez le choix entre le déshonneur et la guerre, vous avez choisi le déshonneur et vous aurez la guerre. » 

Je continuerai à militer pour que vienne enfin le temps des cerises.  Vive  la république, sociale et laïque! 


LES CATHARES: Histoire d’une hérésie

Après l’an mil, le Christ tant attendu n’étant pas revenu dans la gloire, un regain de spiritualité s’est manifesté dans toute la chrétienté. Le Languedoc, société trés libérale pour l’époque, représenta un terreau fertile à l’évolution intellectuelle, par la pratique, rare au moyen age, de l’expression de la dignité humaine et de la tolérance. En effet, rêgnaient abolition du servage, régime parlementaire à Toulouse, égalité des sexes, et présence de comunautés juives et musulmanes, rejetées ailleurs. Tout cela était normal dans cette région prospère, où chacun avait sa place et ne manquait de rien, en se préocupant d’avantage de la prochaine fête que de la famine ou des épidémies. Un comté de Toulouse à l’agriculture florissante et à l’économie saine, qui connaissait l’expanssion industrielle et commerciale, avec des échanges avec tout le bassin méditéranéen. Une occitanie de la culture et des arts avec ses universitées et ses troubadours où l’on vivait le paratge et le fine Amor, c’est à dire le partage et l’Amour courtois.

 

Une nouvelle religion s’y implanta sous l’influence d’hommes de foi aspirant à un retour au message des évangiles. L’église romaine et son clergé, davantage portés sur le faste et l’influence politique que sur le salut des Ames, ne représentaient plus la maison spirituelle pour les sujets du comte de Toulouse.

 

Une interprétation différente des écritures, notamment l’évangile de Jean, conduisit à une conception de la création basée sur la coexistance de deux mondes: le monde de la lumière et du Dieu bon, et le monde materiel crée, lui, par le prince des ténèbres. Les humains étant des anges déchus qui avaient la possibilité de réintégrer le royaume de lumière. Cela dès qu’ils se seraient affranchis de la matière, par la réintégration de l’esprit Saint qui était sacralisé par le consolament. Il s’agissait d’ailleur du seul sacrement reconnu par ceux qui ne se sont jamais présentés que comme bons chrétiens. Ces initiés, à partir de là, vivraient une vie de perfection, s’abstenant de toutes souillures matérielles, alimentaires ou sexuelles. tout cela, sans pour autant les interdire aux simples croyants qui, n’ayant pas atteint le niveau requis, se réincarneraient en attendant d’y accéder afin de pouvoir à leur tour être consolés.

 

Nous retrouvons là un dualisme dans le droit fil du zoroastrisme et du manichéïsme qui, bien que cher à ST AUGUSTIN, différait assez largement des canons catholiques pour être qualifié d’hérésie (du grec choix, d’ailleurs cathare viendrait de l’allemand KETTER, hérétique en allemand), avec de plus, des échanges avec les Bogomil de bulgarie (littéralement ami de Dieu), comme la visite du pope Nicétas au concile de ST Félix de lauragais en 1167 .

Cette nouvelle religion s’organisa en évéchés et se trouva immédiatement en rupture avec Rome et, très rapidement, en concurrence avec son clergé. En effet, l’attitude très exemplaire des religieux Cathares (que l’on nommait Bonshommes et Bonnesfemmes, le qualificatif parfait n’étant employé que par l’inquisition venant de héréticus perfectus) trouva écho, outre chez les humbles, dans les nobles maisons Occitanes, qui, si elles n’embrassaient pas totalement la nouvelle foi (il était cependant fréquent qu’un ou plusieurs membres de familles nobles fussent revêtus Cathares), la protégèrent et lui permirent de se répandre dans toute la province. Cette Gnose chrétienne basée sur l’étude des écritures et le dialogue, n’eut aucune peine à supplanter les dogmes de l’église. Elle les remplacait par la recherche et l’amélioration initiatique, basée sur une ascèse sans doute difficile à comprendre pour l’homme du XXIémé siècle, mais qui, en se basant sur le meilleur de l’homme, bannissait toute forme de haine, le principe de base étant: « La paix et le bonheur reviendront au royaume lorsque la dernière des Ames aura été sauvée », c’est à dire l’Ame de satan.

 

La papauté dépêcha des prêcheurs dont le célèbre ST Dominique, afin de ramener les brebis égarées et ainsi à terme récupérer les impôts qui ne rentraient plus. Après plusieurs appels au roi de France restés sans effet, car Philippe-Auguste aimait bien son bon cousin Raymond, l’assassinat du légat Pierre de Castelnaud amena le pape Innocent III à précher la guerre sainte contre les hérétiques et leurs protecteurs.

 

En juillet 1209, malgrés l’abscence des grands du royaume, la croisade composée d’une mosaïque de petits seigneurs et de mercenaires (avec, parait il, les mendiants de la cour des miracles accompagnés de leur roi) se mirent en marche. Ils attaquèrent violemment les cités languedociennes en faisant preuve d’une terrible cruauté, attisée par le légat du pape Arnaud AMAURY. Béziers avec ses 20000 martyrs (souvenez vous « tuez les tous, Dieu reconnaitra les siens ») amena le seigeur raymon-Roger de TRENCAVEL à une négociation qui aboutit à son incarcération et sa destitution. Il fut remplacé au mépris des règles de la chevalerie par le tristement célèbre Simon de MONFORT, sans doute à l’étroit dans son fief de la vallée de chevreuse, et qui aspirait à la conquête de nouveaux domaines. En 1210 BRAM fut pris et ses habitants atrocement mutilés. Ce fut un groupe de cent hommes avec le nez, les lèvres, les oreilles coupés et les yeux crevés, sauf un, à qui on laissa un oeil pour escorter les autres sur les routes du Carcassès afin de terroriser les récalcitrants. Puis ce fut le tour de Cabaret, LAVAUR, en 1211, avec sa Dame Guiraude violée et jetée dans un puit, ses Chevaliers égorgés, et ses 400 parfaits brûlés sur le plus grand bûché de l’histoire.

 

Monfort poursuivit son irrésistible avancée jusqu’au faubourg de Toulouse, le comte Raymond VI eut beau en appeler au droit féodal et aller jusqu’a s’humilier publiquement devant le pape, rien y fit. Alors, les seigneurs occitans en appelèrent au roi d’Aragon Pierre II qui, bien que très catholique, comprit vite que l’enjeu de la croisade était, au dela de la lutte pour la foi, une véritable guerre de conquête ,à même de réduire à néant son influence sur le riche Languedoc.

 

Le 13 mai 1213, une armée trois fois supérieure en nombre, alliance des troupes aragono-catallanes et des toulousains, marcha sur Muret. Simon de MONFORT tenta le tout pour le tout, il envoya un commando pour tuer le roi Pierre, qui, par sa mort, causa la déroute de cette armée dans la plus grande panique, laissant derrière sa retraite quelque 15000 cadavres. Dieu, l’histoire ne précise pas lequel des deux, est donc du coté des croisés.

 

Les croisés occupent Toulouse pour la plus grande satisfaction du clergé, et le concile de Lattran en 1215 destitue Raymond VI, Monfort devient souverain sans partage du comté de Toulouse.

Apprenant la nouvelle, les seigneurs occitans se soulèvent derrière leur Chef légitime, accompagné de son fils, le futur Raymond VII.

En quelques mois, place forte après place forte, ils rendent aux seigneurs faidis, c’est à dire dépossédés par la croisade, leurs châteaux les uns après les autres, Toulouse est reconquise, et tentant de la récupérer Simon de Monfort trouvera la mort en 1218 , son fils Amaury lui succédant ne peut empêcher les succès occitans et finit par rentrer en France avec son Armée, pour aller se plaindre au roi.

 

En 1226 le jeune roi louis VIII, accompagné cette fois de la haute chevalerie, repart en croisade contre Raymond VII qui a succédé à son père décédé en 1222. Face à cette force terrifiante, les occitans fatigués par 13 ans de guerre n’ont pas les moyens de résister. Le roi Louis malade, meurt en novembre. Monte alors sur le trône Louis IX, que les occitans n’appelleront jamais ST LOUIS. Agé d’une dizaine d’année le gouvernement du royaume échoi à sa mère Blanche de Castille, qui invitera Raymond VII à négocier la paix. Ceci sera concrétisé par le redoutable traité de Maux, qui, en imposant le mariage de la fille de Raymond avec Alphonse de Poitiers, frère du roi, amènera le rattachement définitif de l’occitanie à la couronne capétienne.

En 1229, le vatican, ayant récupéré ses prérogatives, met en place l’héradication totale de l’hérésie avec l’accord forcé de Raymond VII, ce sera l’inquisition, qui, par la terreur et la torture, imposera le message d’amour du Christ. Les cathares quant à eux doivent se résoudre à la clandestinité et, refusant le mensonge, ils échaperont à la torture en avouant spontanément, mais pas aux nombreux bûchers. Le seigneur de Lavelanet leur offre l’hospitalité de sa citadelle de Montségur réarmée vingt ans plus tôt, à la demande de l’église Cathare.

 

En 1240 le fils du vicomte Trencavel ,assassiné en prison à carcassonne, se révolte avec ses chevaliers, mais la riposte de ST Louis sera fulgurante et l’armée Anglaise, venue se méler à l’affaire, sera défaite à Saintes. La dessus un commando, sous les ordres de Pierre-Roger de Mirepoix quitte Montségur et exécute l’inquisiteur Guillaume ARNAUD à Avignonet avec ses sbires. C’en est trop il faut maintenant trancher la tête de l’hydre et détruire la synagogue de satan, c’est à dire Montségur que Raymond VII assiège bien timidement. Sous le commandement d’Hugues des Arcis ce sera chose faite, et le 16 Mars 1244, 205 cathares (dont une vingtaine venant juste de se faire consoler, rennonçant ainsi à la vie sauve.) se jettent d’eux mêmes dans les flammes du gigantesque bûcher dressé à leur intention, dès lors l’église Cathare n’existe plus.

 

Il restera le château de Quéribus qui tombera en 1255, et ici ou là quelques parfaits dont le dernier, Guillaume Bélibaste, montera sur le bûcher à Villegouge-Tterménes en 1321.Un certain nombre de Cathares se réfugieront en Aragon ou en lombardie en intégrant d’autres groupes tels que les Vaudois. En Bosnie, les patarins dureront jusqu’au XVéme siècle.

 

Pour ce qui est de leur héritage, il y a le trésor, emmené par quatre parfaits qui ont quittés montségur avec les richesses de l’église Cathare la nuit précédent le bûcher. Mais outre tous les fantasmes, si trésor il y a, il est à la disposition de chacun,car c’est le trésor immatériel de leur spiritualité tolérante. Plus tard dans ce même Languedoc, les protestants, ranimeront les braises du souvenir des Bonshommes, mais il retournera bien vite dans cette légende, qui à l’instart de celle des templiers restera pour toujours présente dans le coeur des occidentaux.

 

 

Le dernier parfait, Guillaume Bélibaste aurait eu ces derniers mots:

« Dans sept siecles reverdira le laurier », pourquoi pas en 2021?

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 


« GAGNER LA PENITENCE »

Depuis que des hommes ont eu besoin d’autres hommes pour les aider dans le travail à accomplir, ce sont instaurées des relations de travail appelées « relations sociales ». Au centre de celles-ci s’est toujours posée la seule et même question : comment obtenir d’un humain qu’il fasse ce que son semblable lui demande quand cela ne présente pas d’intérêt direct pour lui ? Il y a donc lieu, et depuis toujours de convaincre l’un de faire ce qui intéresse l’autre.

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