Le blog de mes passions


La Grande Guerre:

En cette fin de siècle et fin de millénaire un regard général est à poser sur l’histoire de l’humanité. Tout au long de son déroulement nous avons comme principaux points de repaire, les conflits jalonnant, comme autant d’étapes de la présence humaine sur la planète. Le XXème siècle restera comme celui des grands bouleversements, technologiques et politiques accompagnés d’une nouvelle conception de la guerre, premier domaine où est apparu la mondialisation. 

La première guerre mondiale, appelée aussi la der des ders, mais surtout la grande guerre aura à ce titre amené l’industrialisation des conflits et l’érection de la guerre en instrument politique déterminant des évolutions sociétales. L’Europe du début du siècle, dirigée par de vielles dynasties sclérosées et décadentes est en train de se voir recomposée, en effets la révolution industrielle a  apporté un essor sans précédent sur le vieux continent, le commerce colonial a permis un grand transfert des richesses d’outre mer vers la métropole, permettant l’émergence de la classe bourgeoise au détriment de la noblesse régnante, le pouvoir financier des industriels supplante celui des divers pouvoirs politiques. Parallèlement les peuples ont évoluées par de nouveaux concepts existentiels, visant à l’émancipation de la classe ouvrière. Face à cette nouvelle ère les dynasties régnantes ne peuvent s’appuyer que sur la religion dont toutefois l’autorité s’amenuise et sur le nationalisme et ses sentiments xénophobes. 

Depuis la fin de la guerre Franco-Prussienne de 1870, le contentieux Alsacien-Lorrain n’a fait que s’exacerber, même le paysan d’Aurillac à la haine du boche, et outre Rhin la haine du cochon de Français prospère, tout naturellement se créé deux blocs antagonistes, les forces centrales autour de l’Autriche-Hongrie et les forces de l’alliance autour de la France. Il n’y faut au final y voir qu’une expression de concurrence commerciale entre puissances coloniales se disputant des marchés. Le climat de pré-Guerre n’a jamais cessé depuis l’aventure Napoléonienne, et ce n’est certes pas le  Keiser qui hésitera à déplaire à sa grand-Mère, la reine Victoria, les industriels ont développé le juteux marché de l’armement, la propagande montre des alsaciennes nostalgiques de la mère patrie. 

Tout cet état de chose impose de révolutionner la société européenne dont le peuple est en ébullition et dont le marché économique se sature. La guerre a toujours représenté une bonne solution pour faire table rase, détruire et reconstruire en une expansion retrouvée, de plus grâce à une propagande savamment entretenue des millions d’européens s’apprêtent à en découdre, ils seront servis. 

Quand l’on explique la genèse de la guerre 14-18, on évoque toujours l’attenta de Sarajevo comme ayant été le détonateur, pourtant le peu de rapport entre l’archiduc d’Autriche et le conflit n’est pas évident, il a suffit à l’Allemagne de s’en saisir pour déclarer la guerre et, sans même chercher de voie diplomatique, le peuple européen s’est lancé d’un coup dans l’entreprise la plus meurtrière de son histoire, dans une seule logique d’auto-prédation de l’espèce humaine. Seul JAURES et quelques penseurs chercherons à faire raison garder, mais l’on a su les faire taire, même le syndicaliste JOUAUX  apôtre de l’internationale socialiste se convertira, et la classe ouvrière avec lui, à l’union sacrée. 

Nous sommes en août 1914, les jeunes gens d’Europe sont appelés à s’entre assassiner au nom du devoir, pour une Guerre d’à peine quelques semaines, histoire de corriger l’adversaire. Ainsi et pendant quatre ans toute une génération va être sacrifiée au nom du changement de société.  En septembre, sûrs de leurs succès les uns se lancent à l’assaut des autres, les Français voulant reconquérir très rapidement les provinces perdues de 1870 piétinent devant Mulhouse, les Allemands foncent nach Paris par la Belgique et bousculent les Anglais, ils parviennent à moins de 50 kilomètres de Paris, Joffre contre-attaque sur le flan allemands et retour en arrière, la bataille de marne est terminée, avec près de 500000  morts, et l’on en retient habituellement que l’anecdotique épisode des taxis. Tout le monde essaye de contourner l’adversaire et finalement l’on entre dans une guerre de position, abattoir désorganisé de millions d’européens.  Début 1915 offensive Française en Champagne. Avec l’entrée de la Turquie au coté des puissances centrales, ouverture du front des Dardanelles, puis entrée de l’Italie et de la Bulgarie dans le conflit, l’Europe n’est plus qu’un immense champ de bataille où l’arrière ne fait que préparer la boucherie du Front. En 1916 c’est la bataille de Verdun puis celle de la Somme. En France puis à l’Est et sur les mers s’installe  une guerre totale sans issue diplomatique possible, cela malgré les tentatives avortées des conférences de l’internationale socialiste. 

En 1917, les peuples européens commencent à douter de l’intérêt de cette guerre dont ont prétend qu’elle sera la dernière, déjà à l’époque aucune famille n’est épargnée de la perte de proches, à l’Est le peuple russe se  soulève contre la féodalité tsariste, le grand frère américain rentre dans le conflit, sans doute attiré par la manne de la reconstruction et de futurs clients pour le coca en Europe.  Au printemps c’est l’offensive Nivelle avec de sporadiques tentatives d’enfoncement du front où nos pauvres poilus pourront  se faire une idée de l’enfer auquel ils sont promis: le froid, la  boue, la faim, l’odeur permanente des cadavres des copains pourrissant accrochés aux barbelés du no man’s land. La discipline est tyrannique et absurde, avec ordre aux officiers de tirer sur tout homme qui recule.  Nivelle leur a dit  “ il faut y aller ” et ils y vont dans des conditions atroces. L’attaque échoue. Au lieu de s’en tenir là, Nivelle va relancer l’assaut. Ce sera la bataille de Craonne. C’est un cauchemar, c’est dans ces conditions que ces hommes, loin d’être déserteurs, puisqu’ils appartenaient à des régiments d’élite, se révoltent et par un phénomène  de contagion disent “ Y’en à marre ” et lancent une sorte de grève. Ils ne refusent pas de combattre, mais n’acceptent plus les conditions dans lesquelles ils le font. Il n’y a plus de permission, mais surtout, ce qui les révolte, c’est cette débauche de  sacrifices humains qui devient intolérable. Ils étaient épuisés, écœurés, dégoûtés parce qu’on les avait transformés en chair à canon,  jusqu’a  cet épisode du chemin des Dames, la guerre à été marquée par un mépris incroyable de la vie humaine, à chaque tentative de mouvement ce sont des dizaines et des dizaines de morts. 

Mais laissons la parole aux  auteurs anonymes de la chanson de craonne en citant quelques-uns un de ses vers:           « C’est malheureux de voir sur les grands boulevards          Tous ces gros qui font la foire.           Si pour eux la vie est rose 

         Pour nous c’est pas  la même chose.           Au lieu de s’cacher tous ces embusqués          F’raient mieux d’monter aux tranchés           Pour défendre leurs biens, car nous n’avons rien, 

         Nous autres pauvres purotins.           Tous les camarades sont enterrés là          Pour défendre les bien de ces messieurs là           Ceux qu’ont l’pognon ceux là reviendront 

         Car c’est pour eux qu’on crève           Mais c’est fini car les troufions vont tous se mettre en grève          Ce s’ra vot tour, messieurs les gros,           De monter sur l’plateau: 

         Car si voulez la guerre           Payez-la de votre peau.          Adieu la vie adieu l’amour adieu toutes les femmes 

         C’est bien fini, c’est pour toujours de cette guerre infâme,           C’est à Craonne, sur le plateau, qu’on doit laisser sa peau:          Car nous sommes tous condamnés,          Nous sommes les sacrifiés » Pétain nommé commandant en chef, calmera la mutinerie certes par la répression: sur 3500 hommes passés en conseil de guerre 550 seront condamnés à mort et une cinquantaine, fusillés. Mais surtout il apportera une amélioration des conditions de vie des soldats: permission et relève plus fréquentes, rations augmentées et agrémentés de la prescription du docteur Pinard, le vin. 

En 1918, l’armée RUSSE étant dissoute, suite à la révolution, sur le front de l’Est, l’état major ALLEMAND sait qu’il faut agir vite avant que les Américains et surtout leur matériel soit à pied d’œuvre: chars d’assaut et avions de combat notamment. Du coté allemand les troupes et le peuple sont las de cette guerre, il faut agir de manière décisive, en mars le front britannique est enfoncé, les mois suivant les Allemands percent de nouveau en Flandre et en champagne, retour aux portes de Paris qu’il bombarde avec des canons à longue portée, en juillet Foch coordonne la seconde Bataille de la Marne, quatre après l’on en est au même point qu’en septembre 1914, mais avec plusieurs millions de morts. L’offensif allié se développe ensuite sur tout le front Ouest. Les alliés se mettent en mouvement aidés en cela par l’apport des armes nouvelles, face à l’apport de troupe supplémentaires américaines, les Allemands sont épuisés et dépassés techniquement, malgré qu’ils aient approché la victoire, ils n’ont plus de réserves face à une offensive généralisée. Dès le mois d’août les forces centrales marchent vers la défaite, situation s’accentuant en septembre, et octobre.  Les alliés de l’Allemagne demandent l’armistice. Tant sur le plan intérieur qu’extérieur l’Allemagne est exsangue, les Haasbourg ont abdiqué, dès fin septembre Ludendorff  a demandé au Kaiser de proposer un armistice. Les conditions des alliés sont draconiennes et il faudra attendre le 11 novembre pour que l’Armistice que nous commémorons tous les ans soit finalement signé, et attendre  1920 pour que le traité de Versailles qui en humiliant les Allemands préparera déjà le terrain pour la montée du nationalisme et son délire nazi, ce qui ne pouvait avoir pour conséquence que la seconde Guerre mondiale, mais c’est une autre histoire. 

Prés de 10 millions de morts, 30 millions de blessés, dont 8 millions d’infirmes, tout cela sans compter les millions de traumatisés, les orphelins, les familles brisés, les parents en deuil, c’est toute une génération que l’on a assassinée, et tout cela pourquoi? En effet si pendant des dizaines d’années l’on a parlé que de l’héroïsme des combattants, tout cela à servi à quoi? vingt après l’on entrait de nouveau dans la guerre… 

Il n’est pas satisfaisant de ne pas trouver de réponses cohérentes à ces questions, qui en amènent d’autres: -Pourquoi, devant une telle boucherie, si peu d’hommes se sont révoltés, pourquoi les enfants, petits frères ou neveu des « morts au champ d’honneur » sont-ils repartis si peu de temps après pour l’horreur? 

Sans doute il a manqué des valeurs essentielles de notre devise  Liberté-Egalité-Fraternité. Maintenant nous devrions réfléchir, dans cette période de bouleversement, au respect humain, aux droits de l’homme. Chaque année le onze novembre est la journée du souvenir d’une victoire, mais la victoire n’a fait que conclure cette Grande guerre dont tous les Européens ont été les victimes. Ne parlons plus de cette gloire de moutons montant héroïquement à l’abattoir, mais sans relâche essayons de convaincre qu’il ne suffit pas de remercier tous les ans nos pauvres aînés, il serait sans doute plus convenable, qu’une fois pour toutes on leur demande pardon.  Car c’est en méprisant leurs droits que l’on a put faire de ces hommes des victimes du devoir. Hervé-Noël STAAL, 1999.    


DEMISSION DU PARTI SOCIALISTE OCTOBRE 2000

                                                                                                                                                                                              ST PALAIS, le 15/10/2000 

                                                                                                                                                                                                 PARTI SOCIALISTE     

                                                                                                                                                                                                10, rue de Solférino                                                                                                                                                                                                  75000 PARIS 

A l’attention des camarades:  François HOLLANDE, 1er secrétaire 

Lionnel JOSPIN, 1er ministre  Alain SAUTEREAU, secrétaire de la section de ST ANDRE  DE CUBZAC 

Henri EMMANUELLI, par respect du militant. 

Mes chers camarades, 

Militant depuis Mars 1986, je me trouve aujourd’hui, et après une longue réflexion, à vous faire part par la présente de mon désir de ne plus désormais appartenir au PS. 

S’il est vrai que, pendant plus de dix ans, j’ai trouvé au sein du parti l’épanouïssement de mes idées politiques, ce n’est malheureusement plus le cas aujourd’hui. Notre parti confronté à l’exercice du pouvoir s’est peu à peu éloigné de cette idéologie, bientôt bicentenaire, et que l’on voudrait nous faire croire obsolète, à savoir le socialisme. Cette grande idée qui, lorsqu’elle est assortie de tolérance s’appelle Humanisme, cet espoir donné à tous les opprimés de la planète, de bâtir enfin un monde meilleur, avec comme seule religion les droits de l’homme,  où l’on vivrait concrètement ce que  nous nous sommes résignés à ne considérer que comme un ornement de façade d’édifice public, et qui est pourtant notre devise: Liberté, égalité, fraternité

A l’aube de ces années 2000, nous sommes devenus les complices résignés de la mondialisation, tueuse de cohésion sociale. Nous avons baissé  les bras sur le chantier de l’internationale socialiste (bien que mentionnée sur ma carte…), et laissons s’instaurer l’internationale capitaliste. J’ai pour ma part considéré longtemps qu’un parti de gouvernement devait avoir à coeur l’intérêt commun, mais la vie sur le terrain démontre qu’il ne s’agit là que de chèvre-et-chouisme, créateur d’individualisme et destructeur de solidarité. L’on ne  peut  concilier profits de quelques uns et progrès social du plus grand nombre. 

Notre parti s’est rallié à l’union sacrée de la grande guerre économique, s’intéressant plus à la conservation du pouvoir qu’à réellement changer la vie ici et maintenant

L’Europe de MAASTRICHT n’est qu’une machine de guerre au service des fonds de pensions, et je regrette de l’avoir voté, n’y voyant, à l’époque qu’un espoir de Fraternité Européenne et non l’instrument de nivellement par le bas des avancées sociales, fondements de mon engagement personnel. 

J’observe notre camarade Martine AUBRY, avec son usine à gaz des 35 heures- loi qui n’aura d’autres effets que de contribuer à la déréglementation  du code du travail- qui collabore à la nouvelle constitution sociale du MEDEF,  avec nos  camarades de la CFDT  (même si aujourd’hui elle recule pour ne pas déplaire à la fédération PS du nord, dans la perspective de la mairie de Lille).  Je voie l’auto-satisfaction de notre camarade Lionnel JOSPIN, balayant d’un « cela ne m’intéresse pas! », une question de journaliste. ainsi je me sens étranger à mon propre parti, qui aujourd’hui préfère un Denis KESSLER à l’exemple de JAURES. 

Mes chers camarades, pendant ce temps la nation se meurt dans sa substance, à savoir dans sa jeunesse. Comment accepter que nous ne soyons aujourd’hui capable d’offrir à la jeunesse de notre pays que précarité et asservissement à la néo-féodalité patronale. A 25/30 ans les jeunes ont besoin que l’on s’intéresse à eux. Vous rendez-vous compte que ces millions de jeunes, à l’age où ils devraient fonder famille, ne font que subir au lieu de bâtir la France de demain ? De résignés  aujourd’hui, demain ils pourraient très bien être en colère, et se rassembler dans de mauvaises maisons qui savent, elles et depuis longtemps, leur tendre la main. L’on se reproduit mal en captivité et vous préparez un Baby-Flop, version  soft de crime contre l’humanité. 

Voilà ou j’en suis aujourd’hui, et quand, de plus, je constate la mode au « tous pourris », le taux grandissant d’abstention, et que les médias taisent tout ce qui sort de la pensée unique, j’ai beaucoup de tristesse. Alors je me souviens de ces mots dits il y a longtemps par François  MITTERRAND:  « La rupture, la rupture avec  la société capitaliste, sans la vouloir l’on ne saurait être militant socialiste! » 

Beaucoup de mes anciens camarades ont déjà quitté la maison Socialiste  en ne prenant plus leur carte, moi je préfère agir  et m’expliquer, car je n’oublie pas l’espoir qui à été le mien parmi vous, mais qui est aujourd’hui déçu, les larmes de joies du 10 Mai 1981 ont bien séché. 

Je vous supplie, mes chers camarades de revenir à nos racines idéologiques, car le progrès social comme la laïcité ne seront jamais archaïques,  et trop l’oublier revient à capituler face au retour de la lutte des classes. Souvenez-vous des mots de CHURCHILL après les accords de MUNICH de 1938 : « Vous aviez le choix entre le déshonneur et la guerre, vous avez choisi le déshonneur et vous aurez la guerre. » 

Je continuerai à militer pour que vienne enfin le temps des cerises.  Vive  la république, sociale et laïque! 


HONDA 125 TWIN: mieux que les 2 temps.

honda125twin.gifHONDA 125 TWIN: mieux que les 2 temps. dans 125 photo1-1024x764

I-HISTORIQUE.   

 

Si Soïchiro HONDA débuta en 1946 avec des bicyclettes à moteur de 50cm3, il prit dès 1954 toute la mesure de la réalité motocycliste qui caractériserait la deuxième moitié du XXème siècle. En effet venu à cette époque assister en spectateur au Tourist Trophy de l’île de Man, il sut, dès lors, que la performance serait le vecteur de réussite des motos qu’il fabriquerait.

  

Ainsi en 1958, il présenta la C77, une 250 bicylindre 4 temps de 20CV capable de 130 km/h et, très vite fût déclinée une version 125, la CB92 en 1960, dont HONDA aligna une version course au TT de la même année. Dès lors figurera toujours dans la gamme du constructeur une motorisation vertical-twin de 125, aujourd’hui représentée par les CM et CA Rebel, les Shadow et Varadero ayant optées pour l’architecture en V.

  

La CB92 continuera sa carrière jusqu’à 1967 ou apparurent les CB et CD 125, qui comme leur aînée restèrent fidèles à une fourche à balancier en tôle emboutie et pour la CD à un équipement très luxueux à l’époque, avec notamment la présence d’un démarreur électrique, rarissime même sur des modèles de grosse cylindrée.

  

Il est à noter que HONDA présentera en 1964 un scooter 125 équipé d’un Flat-twin ( !) 4temps de 11CV, le M61.

  

En 1969 HONDA remplace son haut de gamme 125 par la CB 125 MK2, il s’agit là de la véritable aïeule de la CB125T définition résolument sportive avec 15ch à 11500 tr/mn et une vitesse de pointe de 123 km/h. Il est à noter à son propos que le journaliste de MOTO-REVUE, Christian BOURGEOIS, lui fera des commentaires que l’on retrouvera, presque mot à mot pour la 125T « Douze milles tours, pendant des kilomètres. L’impression d’avoir une turbine sous les fesses, et le sentiment que cela ne va pas durer, que ça va exploser. Eh bien non. Non seulement ça n’a pas explosé, mais j’ai fini par considérer comme normal ce régime affolant »(MR1226-12/04/1969)

Ainsi en 1980 on peut lire dans la même revue à propos de la T2 : » Si l’on y prend garde, le moteur atteint 13000 tours sans crier gare et aussi étonnant que cela paraisse, il semble très bien l’accepter. »(MR2466-12/06/1980).

  

La MK2 sera suivie successivement par les K3 et K4 qui n’en différeront que par le retour du démarreur électrique et un traitement de finition plus luxueuse. Cependant, le marché de la moto évolue et, une certaine YAMAHA YAS3, fait des ravages dans les cœurs d’adolescent. Pour suivre au niveau des performances le TWIN 4temps avoue ses limites, et apparaissent des problèmes de fiabilité. En effet les K3 et K4 consommeront moult joints de culasse et autre vilebrequins.

  

Ainsi en 1973, apparaît la célèbre K5, qui utilisant l’image valorisante du constructeur de la « 4 pattes » sera une CB 350 en réduction, à plus de 10 mètres, l’illusion est parfaite et la fiabilité digne des grandes sœurs. En revanche les performances s’avèrent en net retrait, et la clientèle des 16 ans limité depuis peu au 1/8ème de litre, reste favorable aux pétillantes 2 temps avec, en 1974, l’apparition de la bouillante GT SUZUKI. La clientèle de la K5 se cantonne alors aux automobilistes utilisant l’équivalence de leur permis.

  

En 1975, HONDA essaye de rajeunir son image avec la version JX de son TWIN, mais celle ci, outre l’apparition du frein à disque et d’un look modernisé est plus coûteuse que les cylindres trous concurrents et avec des performances encore en retrait. Elle ne rencontrera pas le succès escompté, la K5, toujours au catalogue, se vendant davantage.

  

L’Année d’après, la réaction se fera avec la TWIN.

  II-LA CB 125 TWIN

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Sous la demande de HONDA France, il fût décidé de frapper un grand coup. Tout le savoir faire du premier constructeur mondial sera mis dans la conception de la future 125, avec un cahier des charges précis : faire mieux que les concurrents 2 temps et au même prix.

  

Le HRC sera mis à contribution, ainsi l’ingénieur TOMATI (concepteur du moteur de FII champion du monde en 1966) ainsi que toute l’équipe du grand IJIMAJIRI, se mettent au travail. Ainsi naîtra la 125 4temps de série la plus performante de l’histoire de la moto.

  

Avec 16,5 ch (133ch/l, valeur d’une APRILIA RSV 1000) la CB 125 T avec 127 km/h dame le pion aux 2 temps, et bien que le couple moteur soit en retrait, on obtient des reprises comparables.

  

En fait il ne s’agit rien de moins que d’une « bête » de compétition en vente libre, techniquement l’on retrouve des solutions employées sur les RCB victorieuses en championnat du Monde d’endurance, telles que le tendeur de chaîne de distribution, ou encore la cynématique de boîte.

S’adressant à une clientèle jeune, le look est particulièrement soigné, la forme du moteur (qui n’est pas sans rappeler certains twin Européens) est tout en netteté et rondeur, camouflant même son arbre à came en tête dans un ample couvre culasse arrondi. Inaugurant le design « Eurostyle » le réservoir se prolonge élégamment par les caches latéraux comme on le retrouvera sur les 250 et 400N et les 750 et 900 « BOL D’OR » notamment. Les échappements sont délicatement relevés et les cale-pieds passagers se fixent sur deux superbes platines en aluminium.

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Tout cela au même prix que de simples deux temps, aux environs de 6000F. Malheureusement, pour se faire, on sacrifie certains équipements. En effet, le frein avant s’il est à disque, doit se contenter d’une commande par câble, le circuit électrique n’est ridiculement qu’en 6V, le tableau de bord doit se passer d’un totaliseur partiel et d’un voyant d’huile, et, pire encore, la TWIN est dépourvu de béquille latérale (disponible en accessoirie pour près de 500F !).

Elle est présentée au salon de Paris 1976 en rouge, orange, gris, bleu et noir.

  

La presse salue unanimement la prouesse, et très rapidement la CBT se fait sa réputation de plus rapide 125 de l’époque, tout cela assorti d’une fiabilité sans faille. Les deux temps perceurs de piston n’ont qu’à bien se tenir.

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En 1978, YAMAHA et SUZUKI modifient la présentation des RDX et GT. La TWIN devient T2 en arborant les magnifiques jantes à 5 branches « COMSTAR » avec un nouvel étrier de frein avant plus efficace et une nouvelle décoration, un nouveau coloris blanc est désormais disponible et l’orange disparaît. La T »1″ continue au catalogue avec les jantes à rayons.

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Malheureusement la législation change en mars 1980 et les jeunes de 16 ans devront se contenter de 80cm 3, signant l’arrêt de mort des 125 bicylindres. La seule réaction de HONDA consistera au remplacement des clignoteurs par ceux « plastoc » des XLS et par des commodos, polis au lieu de noirs… pub125t2c.jpg 

Elle restera inchangée jusqu’à épuisement des stocks avec une nouvelle décoration de réservoir, présentée en 81, mais ne sera pas beaucoup vendue.

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Pourtant en 1983, sera présentée la CB125TD, qui, renouant avec le démarreur électrique, sera équipée d’un disque hydraulique, du PRO-LINK et d’un circuit en 12V avec un gabarit plus « adulte », de nouvelles jantes, d’ un phare carré et d’un couvre culasse plus anguleux. Cependant cette nouvelle définition gardant un moteur sportif ne rencontrera pas de succès auprès des seuls automobilistes à qui désormais elle se destine.

  

Pour 1988 devenant CB125TD « J » la TWIN reviendra à une définition plus sage avec une puissance ramenée à 15cv (17 précédemment) et l’équipement de deux carburateurs à dépression. Mais c’était trop tard, elle quittera la gamme HONDA en 1989, sans fleur ni couronne, mettant fin à une tradition trentenaire de TWIN sportif.

  

Pourtant en 1978 apparaissait la 125CM dont le moteur reprenait la fonderie du T. Cependant pourvu d’un vilebrequin à 360° au lieu de 180° et un seul carburateur à membrane, il devenait bien sage avec seulement 13,5cv. La CM rencontra un certain succès de par sa docilité et sa présentation « custom », notamment chez les coursiers, plus tard ce moteur avec un simple carburateur équipera la séduisante CA 125 REBEL, mais encore assagi, ses 11cv en font une machine anémique, qui sera vite oubliée.

  

Aujourd’hui HONDA avec le V TWIN des Shadow et Varadero détient le leadership des ventes de 125, redevenues conduisibles dès 16ans ou avec un permis auto. Toutefois ces machines au gabarit de 600, s’avèrent être aussi lourdes et encombrantes que ces dernières, et n’ont plus rien de sportif. A moins que l’on ne nous prépare une VTR 125, qui sait, avec un poids de 120kgs maxi, l’on pardonnerait peut-être la disparition de la CB.

  

  

III-ESSAI

  

Le démarrage au kick ne pose aucun problème, et au plus tard au troisième coup, laisse entendre le délicat feulement feutré du petit twin. Toutefois à l’instar de toutes les HONDA de  cette époque le moteur est long à chauffer et de longues minutes sont nécessaires avant de pouvoir se passer du starter.

  

Très souple, la TWIN démarre en douceur sur un filet de gaz, presque paresseusement elle se lance dans un ronronnement placide sur une première qui n’en finit pas. Ah bon, on ne vous avait pas prévenu, mais le docteur JEKILL devient Mr HIDE passé 8500 tr/mn, et comme un moteur turbocompressé au dela de ce régime, ça pousse !

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Bon, reprenons au début, faire cirer un brin l’embrayage, démarrer et se maintenir au dessus de 9000 tr/mn en passant les rapports supérieurs à 12000, voire 13000 ! La première longue est suivie de 4 autres rapports serrés, et en maintenant le régime la vitesse augmente, les 90Km/h ne sont alors qu’une formalité, la 4ème grimpe presqu’ à 120, et bien lancée (un peu d’aspiration derrière une voiture ne nuit pas) l’on atteint 125 km/h au compteur, pour peu que l’on sache accompagner avec la poignée d’accélérateur, à gérer progressivement pour ne pas engorger. Compliqué ? Sans doute, mais très ludique, et puis il reste toujours la possibilité de conduire en souplesse, ou tenant facilement un bon 90 de croisière, elle rend le même service qu’une mono utilitaire, mais prête à bondir dès que ça chatouille.

  

La position est très naturelle, malgré un guidon étroit et bas, les grands gabarits sont un peu pliés en quatre, mais cela reste supportable, les suspensions quoique limitées en débattement offre un confort correct, perturbé, il est vrai, par la fourche qui talonne sur les freinages appuyés.  Le bruit à partir de 8000tr/mn est un vrai régal.

  

Bien que la commande de frein avant soit un peu dure celui-ci est progressif et suffisamment puissant, l’arrière le seconde bien malgré une légère tendance au blocage sur route humide. La maniabilité est parfaite, on est loin des lourdes et imposantes fourches des customs actuels. Elle s’inscrit en virage avec aisance et précision. En virage si quelques rebonds de l’arrière viennent inquiéter le pilote, elle passe en suivant la trajectoire et l’on se prend à prendre de jolis angles que viennent limiter les cale-pieds. La boite douce et précise permet aisément de maintenir le moulin dans les tours et l’embrayage reste endurant malgré les sollicitations. Bref on ne s’ennuie pas.

  

En duo, ce n’est certes pas une 1100 mais elle peut emmener un passager (pas trop lourd) dans le flot de la circulation, seul des cale-pieds passager un peu « léger » viennent ternir le tableau. De nuit, par contre le circuit en 6volt interdit l’utilisation simultanée du clignotant et du klaxon (quel klaxon ?). Tout cela pour une consommation toujours inférieure à 5l au 100 km.

  

Dis donc monsieur HONDA, tu pourrais pas nous en ressortir en neuve, un disque hydraulique, une béquille latérale, 12volts avec un allumage électronique et un H4. C’est certain qu’elle pourrait encore occuper les cours de lycée et faire vibrer nos jeunes.

  IV-ENTRETIEN   

 

Ce petit TWIN brillant et fiable, doit toutefois faire l’objet d’un entretien soigné et suivi. En effet, pourvu d’un allumage classique par rupteurs il doit, pour donner le meilleur de lui même, être réglé très précisément tant pour l’allumage que la carburation.

  

Il est sage et prudent d’effectuer une mise au point moteur tous les 3000kms environs. L’écartement des vis sera à vérifier ainsi qu’un réglage de l’avance par lampe stroboscopique. Pour la carburation une vérification de l’équilibrage des carburateurs est conseillée. Pour le reste, tous les 5/6000 kms un resserrage de la culasse avec réglage des culbuteurs est une sage précaution de même qu’un contrôle de la tension de la chaîne de distribution.

  

A chaque vidanges, l’on prendra soin de nettoyer le tamis qui fait office de filtre à huile (dépose du carter d’embrayage en sortant la pompe à huile qui pourra ainsi être vérifiée.). Le filtre à air constitué de « chaussettes » en mousse peut-être nettoyé à l’essence et remonté légèrement imbibé d’huile.

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Depuis 1974 toutes les HONDA peuvent fonctionner au sans plomb 95, mais compte tenu du taux de compression de la machine, on lui préfèrera le 98 qui donne de meilleurs résultats.

  

Comme huile moteur l’on choisira une base minérale de bonne viscosité (15W50), pour une consommation moindre et une meilleure endurance de l’embrayage.

  

Côté batterie, veiller au niveau d’électrolyte régulièrement, toute petite, la moindre baisse de niveau altèrera le fonctionnement des accessoires.

    

Pour améliorer les performances moteurs, l’on pourra opter pour le montage de gicleurs légèrement plus gros (94 au lieu de 88) surtout si le pilote est un solide gaillard. Des échappements adaptables raisonnablement plus « libre » permettent une meilleure respiration, l’on peut également mettre une dents de moins au pignon de sortie de boîte afin de pouvoir obtenir une vitesse de croisière plus élevée, bien que cela se fasse au détriment de la vitesse de pointe, qui sera cependant plus facilement atteinte.

pdf dans MOTOS FicheMineCB125T-T2

  

Dans tous les cas il s’impose de se fournir la REVUE TECHNIQUE MOTO (N°26) indispensable à un bon suivi de la moto.

    my125t2b00011.bmp

V-CONCLUSION   

 

Un quart de siècle après la sortie de la première CB125T, elle propose aujourd’hui un choix intéressent pour celles et ceux qui désirent une petite 125 facile et véloce, d’un poids réduit (116KG) ses 16,5ch lui permettront plus de brio que les stars actuelles de la catégorie.

125t2.jpg

  

J’aime :

-Le look rétro indémodable (T2 avec jantes COMSTAR)

-Les performances bleuffantes

-La consommation

-Le bruit

-l’invitation à l’attaque

  

Je regrette :

-L’équipement 6V et l’éclairage indigent

-L’absence de béquille latérale

-Les réglages fréquents

-Le moteur « course » parfois fatigant, mais tellement fun !

  

Aujourd’hui il est possible de trouver assez facilement une 125T entre 400 Euros (état moyen) et 1500Euros (excellent état). Préférer un T2 de 78/79 pour les jantes COMSTAR, les clignotants ronds de qualité mais aussi le genre VELOMOTEUR sur la carte-Grise, permettant sans contestation l’utilisation avec les permis récents.

Le moteur peut atteindre 70000kms sans peine, mais en principe il est refait vers 40000kms.

  

Pour la tranquillité, les rares CB125TD proposent une alternative intérressante de par les améliorations présentes sur ce modèle, mais elle n’est plus tout à fait la TWIN, même si elle apporte correction aux principaux defauts de sa devancière, notamment avec un allumage électronique.

  

Les principales pièces détachées sont toujours disponibles dans le réseau HONDA, et s’agissant d’un modèle qui se vendit bien, nombre d’éléments sont aisés à dénicher en casse.

  

Oubliée un peu par les collectionneurs, la HONDA 125 TWIN devrait susciter un regain d’intérêt à moyen terme, notamment chez les nostalgiques l’ayant jadis possédée…

Il est à signaler pour finir que certains constructeurs Asiatiques, tels que le Chinois MORS, proposent en neuf une réédition de la TWIN, inspirée des version TD, mais celles ci reprennent la configuration moteur des CM et REBEL, et n’offre que de piètres performance.

    

 

Hervé-Noël STAAL-2001.     

gamme125t.jpg

    

    

 


LES CATHARES: Histoire d’une hérésie

Après l’an mil, le Christ tant attendu n’étant pas revenu dans la gloire, un regain de spiritualité s’est manifesté dans toute la chrétienté. Le Languedoc, société trés libérale pour l’époque, représenta un terreau fertile à l’évolution intellectuelle, par la pratique, rare au moyen age, de l’expression de la dignité humaine et de la tolérance. En effet, rêgnaient abolition du servage, régime parlementaire à Toulouse, égalité des sexes, et présence de comunautés juives et musulmanes, rejetées ailleurs. Tout cela était normal dans cette région prospère, où chacun avait sa place et ne manquait de rien, en se préocupant d’avantage de la prochaine fête que de la famine ou des épidémies. Un comté de Toulouse à l’agriculture florissante et à l’économie saine, qui connaissait l’expanssion industrielle et commerciale, avec des échanges avec tout le bassin méditéranéen. Une occitanie de la culture et des arts avec ses universitées et ses troubadours où l’on vivait le paratge et le fine Amor, c’est à dire le partage et l’Amour courtois.

 

Une nouvelle religion s’y implanta sous l’influence d’hommes de foi aspirant à un retour au message des évangiles. L’église romaine et son clergé, davantage portés sur le faste et l’influence politique que sur le salut des Ames, ne représentaient plus la maison spirituelle pour les sujets du comte de Toulouse.

 

Une interprétation différente des écritures, notamment l’évangile de Jean, conduisit à une conception de la création basée sur la coexistance de deux mondes: le monde de la lumière et du Dieu bon, et le monde materiel crée, lui, par le prince des ténèbres. Les humains étant des anges déchus qui avaient la possibilité de réintégrer le royaume de lumière. Cela dès qu’ils se seraient affranchis de la matière, par la réintégration de l’esprit Saint qui était sacralisé par le consolament. Il s’agissait d’ailleur du seul sacrement reconnu par ceux qui ne se sont jamais présentés que comme bons chrétiens. Ces initiés, à partir de là, vivraient une vie de perfection, s’abstenant de toutes souillures matérielles, alimentaires ou sexuelles. tout cela, sans pour autant les interdire aux simples croyants qui, n’ayant pas atteint le niveau requis, se réincarneraient en attendant d’y accéder afin de pouvoir à leur tour être consolés.

 

Nous retrouvons là un dualisme dans le droit fil du zoroastrisme et du manichéïsme qui, bien que cher à ST AUGUSTIN, différait assez largement des canons catholiques pour être qualifié d’hérésie (du grec choix, d’ailleurs cathare viendrait de l’allemand KETTER, hérétique en allemand), avec de plus, des échanges avec les Bogomil de bulgarie (littéralement ami de Dieu), comme la visite du pope Nicétas au concile de ST Félix de lauragais en 1167 .

Cette nouvelle religion s’organisa en évéchés et se trouva immédiatement en rupture avec Rome et, très rapidement, en concurrence avec son clergé. En effet, l’attitude très exemplaire des religieux Cathares (que l’on nommait Bonshommes et Bonnesfemmes, le qualificatif parfait n’étant employé que par l’inquisition venant de héréticus perfectus) trouva écho, outre chez les humbles, dans les nobles maisons Occitanes, qui, si elles n’embrassaient pas totalement la nouvelle foi (il était cependant fréquent qu’un ou plusieurs membres de familles nobles fussent revêtus Cathares), la protégèrent et lui permirent de se répandre dans toute la province. Cette Gnose chrétienne basée sur l’étude des écritures et le dialogue, n’eut aucune peine à supplanter les dogmes de l’église. Elle les remplacait par la recherche et l’amélioration initiatique, basée sur une ascèse sans doute difficile à comprendre pour l’homme du XXIémé siècle, mais qui, en se basant sur le meilleur de l’homme, bannissait toute forme de haine, le principe de base étant: « La paix et le bonheur reviendront au royaume lorsque la dernière des Ames aura été sauvée », c’est à dire l’Ame de satan.

 

La papauté dépêcha des prêcheurs dont le célèbre ST Dominique, afin de ramener les brebis égarées et ainsi à terme récupérer les impôts qui ne rentraient plus. Après plusieurs appels au roi de France restés sans effet, car Philippe-Auguste aimait bien son bon cousin Raymond, l’assassinat du légat Pierre de Castelnaud amena le pape Innocent III à précher la guerre sainte contre les hérétiques et leurs protecteurs.

 

En juillet 1209, malgrés l’abscence des grands du royaume, la croisade composée d’une mosaïque de petits seigneurs et de mercenaires (avec, parait il, les mendiants de la cour des miracles accompagnés de leur roi) se mirent en marche. Ils attaquèrent violemment les cités languedociennes en faisant preuve d’une terrible cruauté, attisée par le légat du pape Arnaud AMAURY. Béziers avec ses 20000 martyrs (souvenez vous « tuez les tous, Dieu reconnaitra les siens ») amena le seigeur raymon-Roger de TRENCAVEL à une négociation qui aboutit à son incarcération et sa destitution. Il fut remplacé au mépris des règles de la chevalerie par le tristement célèbre Simon de MONFORT, sans doute à l’étroit dans son fief de la vallée de chevreuse, et qui aspirait à la conquête de nouveaux domaines. En 1210 BRAM fut pris et ses habitants atrocement mutilés. Ce fut un groupe de cent hommes avec le nez, les lèvres, les oreilles coupés et les yeux crevés, sauf un, à qui on laissa un oeil pour escorter les autres sur les routes du Carcassès afin de terroriser les récalcitrants. Puis ce fut le tour de Cabaret, LAVAUR, en 1211, avec sa Dame Guiraude violée et jetée dans un puit, ses Chevaliers égorgés, et ses 400 parfaits brûlés sur le plus grand bûché de l’histoire.

 

Monfort poursuivit son irrésistible avancée jusqu’au faubourg de Toulouse, le comte Raymond VI eut beau en appeler au droit féodal et aller jusqu’a s’humilier publiquement devant le pape, rien y fit. Alors, les seigneurs occitans en appelèrent au roi d’Aragon Pierre II qui, bien que très catholique, comprit vite que l’enjeu de la croisade était, au dela de la lutte pour la foi, une véritable guerre de conquête ,à même de réduire à néant son influence sur le riche Languedoc.

 

Le 13 mai 1213, une armée trois fois supérieure en nombre, alliance des troupes aragono-catallanes et des toulousains, marcha sur Muret. Simon de MONFORT tenta le tout pour le tout, il envoya un commando pour tuer le roi Pierre, qui, par sa mort, causa la déroute de cette armée dans la plus grande panique, laissant derrière sa retraite quelque 15000 cadavres. Dieu, l’histoire ne précise pas lequel des deux, est donc du coté des croisés.

 

Les croisés occupent Toulouse pour la plus grande satisfaction du clergé, et le concile de Lattran en 1215 destitue Raymond VI, Monfort devient souverain sans partage du comté de Toulouse.

Apprenant la nouvelle, les seigneurs occitans se soulèvent derrière leur Chef légitime, accompagné de son fils, le futur Raymond VII.

En quelques mois, place forte après place forte, ils rendent aux seigneurs faidis, c’est à dire dépossédés par la croisade, leurs châteaux les uns après les autres, Toulouse est reconquise, et tentant de la récupérer Simon de Monfort trouvera la mort en 1218 , son fils Amaury lui succédant ne peut empêcher les succès occitans et finit par rentrer en France avec son Armée, pour aller se plaindre au roi.

 

En 1226 le jeune roi louis VIII, accompagné cette fois de la haute chevalerie, repart en croisade contre Raymond VII qui a succédé à son père décédé en 1222. Face à cette force terrifiante, les occitans fatigués par 13 ans de guerre n’ont pas les moyens de résister. Le roi Louis malade, meurt en novembre. Monte alors sur le trône Louis IX, que les occitans n’appelleront jamais ST LOUIS. Agé d’une dizaine d’année le gouvernement du royaume échoi à sa mère Blanche de Castille, qui invitera Raymond VII à négocier la paix. Ceci sera concrétisé par le redoutable traité de Maux, qui, en imposant le mariage de la fille de Raymond avec Alphonse de Poitiers, frère du roi, amènera le rattachement définitif de l’occitanie à la couronne capétienne.

En 1229, le vatican, ayant récupéré ses prérogatives, met en place l’héradication totale de l’hérésie avec l’accord forcé de Raymond VII, ce sera l’inquisition, qui, par la terreur et la torture, imposera le message d’amour du Christ. Les cathares quant à eux doivent se résoudre à la clandestinité et, refusant le mensonge, ils échaperont à la torture en avouant spontanément, mais pas aux nombreux bûchers. Le seigneur de Lavelanet leur offre l’hospitalité de sa citadelle de Montségur réarmée vingt ans plus tôt, à la demande de l’église Cathare.

 

En 1240 le fils du vicomte Trencavel ,assassiné en prison à carcassonne, se révolte avec ses chevaliers, mais la riposte de ST Louis sera fulgurante et l’armée Anglaise, venue se méler à l’affaire, sera défaite à Saintes. La dessus un commando, sous les ordres de Pierre-Roger de Mirepoix quitte Montségur et exécute l’inquisiteur Guillaume ARNAUD à Avignonet avec ses sbires. C’en est trop il faut maintenant trancher la tête de l’hydre et détruire la synagogue de satan, c’est à dire Montségur que Raymond VII assiège bien timidement. Sous le commandement d’Hugues des Arcis ce sera chose faite, et le 16 Mars 1244, 205 cathares (dont une vingtaine venant juste de se faire consoler, rennonçant ainsi à la vie sauve.) se jettent d’eux mêmes dans les flammes du gigantesque bûcher dressé à leur intention, dès lors l’église Cathare n’existe plus.

 

Il restera le château de Quéribus qui tombera en 1255, et ici ou là quelques parfaits dont le dernier, Guillaume Bélibaste, montera sur le bûcher à Villegouge-Tterménes en 1321.Un certain nombre de Cathares se réfugieront en Aragon ou en lombardie en intégrant d’autres groupes tels que les Vaudois. En Bosnie, les patarins dureront jusqu’au XVéme siècle.

 

Pour ce qui est de leur héritage, il y a le trésor, emmené par quatre parfaits qui ont quittés montségur avec les richesses de l’église Cathare la nuit précédent le bûcher. Mais outre tous les fantasmes, si trésor il y a, il est à la disposition de chacun,car c’est le trésor immatériel de leur spiritualité tolérante. Plus tard dans ce même Languedoc, les protestants, ranimeront les braises du souvenir des Bonshommes, mais il retournera bien vite dans cette légende, qui à l’instart de celle des templiers restera pour toujours présente dans le coeur des occidentaux.

 

 

Le dernier parfait, Guillaume Bélibaste aurait eu ces derniers mots:

« Dans sept siecles reverdira le laurier », pourquoi pas en 2021?

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 


CELEBRATION PASCALE

Vous dont sur moi le joli sourire s’est posé, 

Avez vous  seulement un seul instant pensé 

La lumière que cela a offert à mon cœur 

Comme l’aurore sur la mer lorsque la nuit se meurt.    C’est futile et puérile mais en tous cas très tendre 

Est-ce utile finalement de chercher à comprendre 

L’émotion qui survient au détour du chemin  

Qui crée un sentiment aujourd’hui et demain

D’amitié par raison, proche parent de l’Amour.  Je vous espère à moi un peu liée en retour Certes c’est dérangeant mais je n’en suis pas maître,

De cette histoire intime qui est en train de naître.    Car tel qu’il fût épris pour son ami Etienne, 

Je comprends en mon âme la passion de Montaigne. 

D’Éros ou Caritas, je ne sais qui dirige 

Cette envie de choyer qui m’effraie et me fige.  


MATIN DE BAL

A vous toutes qui hier soir aviez tant le sourire,

Je me lève ce matin avec envie de dire, 

Ce que m’a inspiré la lumière de vos yeux, 

Exprimer mes « je t’aime » avant que d’être vieux.

.    

Vous, nourrissant mes rêves avec votre douceur, 

Si je pouvais vous faire ce que j’ai dans le coeur,  

Je ne serais alors que câlins et tendresse 

Depuis le haut du front jusqu’auprès de vos fesses.

Instruments mélodieux bêtement prohibés,

Moi musicien déçu qui ne puis y toucher,  

Mon esprit dépité résonnant en mineur,  

Alors que sur vos corps je jouerais en majeur.    

Alors qu’auprès de moi est là à tout moment,  

Celle qui malgré elle supporte mes tourments,  

La femme dont l’Amour me fait tenir debout, 

Et que mon âme trahit, rêvant de rendez-vous.   

Saurais-je un jour lui dire ô combien je suis sien, 

Alors que je convoite toute femelle comme un chien,  

Elle dont le regard seul apaise le feu, 

Qui brûle dans mon âme et me rend malheureux.    

Toi femme de ma vie, soit femme de mes envies, 

Ce n’est jamais par vice que je te veux au lit, 

Je n’ai d’autre vertu que mon trop plein d’amour, 

Que je veux te donner maintenant et toujours.   


si 11 se retrouvait.

Ce fameux an 2000, qui nous faisait rêver 

Tant de progrès inventés, mais toujours en vain. 

Que d’espoirs de perdus, pourtant dix ans après 

Richesse de quelques uns, déchéance de l’Humain. 

  

De tant d’égoïsme, nos cœurs restent prisonniers 

Nous faisant voir nos frères, adversaires, concurrents 

Car faute d’Humanisme, nos esprits résignés 

Nous isolent et détruisent irrémédiablement. 

  

Et décennie s’achève mais décennie commence. 

Chacun peut l’éprouver, chacun peut l’approuver 

Nous en avons assez de cette deserrance 

Alors, tout simplement si 11 se retrouvait 

  

Une nouvelle année, est une bonne occasion, 

Faisons en tous le vœu, et gravons dans le bronze 

Pour ne pas oublier ces bonnes résolutions. 

Qu’Amour et solidarité éclairent 2011. 

  

  

  

  

  

  

  

 


PEUGEOT BB & RALLYE

Les assidus de ce blog auront déjà fait connaissance avec ce cyclomoteur qui me mît le pied au cale-pied.

PEUGEOT TSR modèle 1972

 

Ce modèle daté de septembre 1972 (les 14 ans de mon frère aîné) succédait au TS3-version « grand-guidon » du SP3 lui même décendant d’une longue lignée de cyclos à vitesses BB2 et BB3.

BB3SP Serge profG

 BB SPORT Varia


DURA LEX SED LEX

Assouvir le désir bêtement interdit 

De tes seins de mon sceptre suavement raidis. 

Se donner du plaisir sans se rendre coupable, 

Pour découvrir le goût de ton corps adorable. 

  

Sacraliser le sexe pour mieux le partager, 

Imaginer ma bouche sur ta douce fleur posée. 

Enlacés par la plume, mélangés par les vers, 

Pour vivre notre Amour avant d’être sous terre. 

  

Sens mes doigts sur ton dos tendres et caressants, 

Devine mes mains fébriles tes seins enveloppant, 

Éprouve mon désir sur ton ventre dressé, 

Inonde ton pelage de ta source caressée. 

  

Que ma langue retourne sur les pas de la vie 

Avec sur ton visage mon extrême durcit, 

Honorant de nos bouches le honteux pour les sots, 

Offrant de nous le plus intime et le plus beau. 

  

N’y tenant plus sans doute, nos chairs pourraient s’unir, 

Avec comme musique nous entendre gémir, 

Tâchant de retenir l’explosion au plus loin, 

Afin de rassasier ton plaisir et le mien. 

  

Enfin bien libérés en se tenant la main, 

Partir d’un même sommeil jusqu’au petit matin. 

S’éveiller cote à cote à la lueur du jour. 

Ainsi faute de faire je t’ai écris l’Amour.   

  

  


REMINI…SENS.

Lumieredanslachambre.

Dire comment j’ai aimé en ces temps reculés.

Celle que tu offrais à mes yeux juvéniles

Qui illumine toujours ces photos oubliées

Et sans une once en moi de flatterie vile.

  

Redécouverte simple  d’un grand vin conservé

Qui fût mis en bouteille voilà trois décennies

Et que par pur hasard je viens de retrouver

Ayant gardé intacte toute son harmonie.

  

Ce si joli visage que voyaient  s’endormant

Mes yeux tout neufs de romantique adolescent

C’est à lui que je dois depuis un long moment

Pour la féminité cet émoi bouleversant

  

Je n’étais qu’un enfant, et toi déjà une star

Je ne savais que dire pour pouvoir te séduire

Et je fermais les yeux pour garder ton regard

Puis la crainte de l’échec me conduisit à fuir..

  

Aujourd’hui te voyant, je ne puis qu’être saisi

Par la fraîcheur troublante de ces vieux souvenirs.

J’étais alors trop jeune, sans grande poésie.

Et la vie et passée sans pouvoir nous unir

  

Tu étais déjà fleur,  je n’étais que bourgeon.

La vie n’a pas voulu t’offrir mon éclosion

Aujourd’hui tu es fruit, et me voici vieux-con.

Amour n’a pas vécu, est restée l’émotion.

  

Ca n’est pas bien utile à ta vie à la mienne,

Je suis mari comblé, et père émerveillé

Mon rêve est que pour toi le bonheur enfin vienne

Accepte cette amitié que tu as réveillée.

       

     


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